21 septembre, 2009
“12% des terres du Guatemala se sont dégradées” – explique M. Roberto Motta, Point focal national de la CNULCD dans le pays – « avec de sérieuses retombées sur la sécurité alimentaire ». En 2004, le Guatemala, en étroite coopération avec le MM, a renforcé son cadre institutionnel par le biais de l'instauration d’une Unité de Lutte contre la Désertification et la Sécheresse au sein du Ministère de l’Agriculture et des Ressources naturelles. Avec le soutien instrumental du MM, l’Unité a mobilisé une enveloppe intégrée de ressources pour le développement d’une SFI, comprenant un soutien financier des agences de coopération espagnole et allemande (environ 30 millions de $US), ainsi qu'une contribution de 13 millions de $US du Mexique. La phase de conception de la SFI s’est achevée par l’instauration du Groupe interinstitutionnel technique (GIT) – réunissant des institutions gouvernementales, des agences de coopérations internationales, des organisations de la société civile et le secteur privé – avec pour objectif spécifique de compléter le processus de SFI par des initiatives semblables dans la région d’Amérique centrale.
M. Hussein Shahine, Point focal national de la CNULCD en Jordanie, a continué la séance interactive par une présentation de l’expérience jordanienne dans l’élaboration de leurs SFI, soulignant les diverses phases, à savoir :
Il a expliqué notamment qu’avant l’initiation du processus d'élaboration de SFI, il existait quelque 200 projets traitant du problème de la dégradation des terres et de la désertification. En collaboration avec le MM, le Gouvernement a évalué l’ensemble des projets en le rationalisant sous forme de matrice détaillée regroupant toutes les activités par zone thématique. Les sources extérieures de fonds ont également été évaluées en détails par une matrice de bailleurs, ce qui a débouché sur la formulation d'un plan d'action quinquennal, cœur de la SFI, conçu suivant une approche de gestion axée sur les résultats. L'avant-projet de CII a été préparé en 2009 avec un montant total estimé à 664 millions de dollars américains injectés dans 47 projets nationaux.
Les expériences présentées pendant cette manifestation parallèle dynamique indiquent la valeur de l'échange de connaissances Sud – Sud dans le partage de vues sur la mobilisation des ressources en faveur de la GDT. De surcroît, les expériences de pays comme le Guatemala et la Jordanie viennent enrichir grandement la compréhension de l'application pratique de l'approche de SFI et démontrent son potentiel significatif dans la constitution d’enveloppes financières pour des projets et des programmes de GDT. Le MM attend avec impatience de pouvoir apporter son soutien aux futures initiatives de partage de connaissances entre les pays de différents continents.
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