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En quoi consiste notre travail


Depuis l’adoption par de nombreux pays de la Déclaration de Paris sur l’Efficacité de l’Aide et l’approbation de son plan d’action lors du Forum de haut niveau d’Accra sur l’Efficacité de l’aide, les modalités d’affectation des ressources à la coopération internationale au développement (APD) ont connu des changements dramatiques.Ces changements dans l’architecture financière internationale, alliés aux processus d’affectation budgétaire intérieure en mutation, ont transformé les modalités d’allocation des ressources en formalités particulièrement compliquées.   

Le MM encourage la compréhension et contribue au développement de connaissances sur les nouvelles modalités financières. Il collabore avec les pays Parties à la Convention pour améliorer leurs capacités à s’engager dans la planification et la programmation du développement, en situant de la sorte politiquement et stratégiquement la GDT et en influençant les affectations des ressources financières. Cette action est essentielle dans l’optique de concurrencer les priorités nationales du développement pour les mêmes ressources limitées, puisque la GDT, l’agriculture et la production de foresterie ne représentent plus nécessairement des primautés évidentes pour beaucoup de pays en développement dans le contexte de la réduction de la pauvreté.

Si les services du MM sont taillés sur mesure en vue de la mise en œuvre des points cruciaux de la CNULCD et du Programme d’Action national (PAN), ils sont également conçus dans le contexte plus large de la programmation du développement, la GDT étant une question transsectorielle qui influe fortement sur de nombreux secteurs, dont la foresterie, le commerce, le développement rural et le changement climatique.

En pratique, le MM bâtit des partenariats avec des institutions nationales pour promouvoir le dialogue interministériel qui engage les ministères de l’Environnement et de l’Agriculture et celui des Finances. Ce dialogue se centre sur un cadre prioritaire et financier pour la GDT. La raison d'une telle approche vise à réserver une place plus centrale à la GDT en ce qui concerne les processus budgétaires et d'affectation des ressources financières. La communauté de vues et le travail au sein des processus budgétaires intérieurs accroît l’accès aux finances internationales émergeantes – en particulier les finances du changement climatique et des ressources disponibles pour sauvegarder la sécurité alimentaire comme la récupération de l’eau et une migration imputable à l'environnement.

En dépit de la focalisation de la CNULCD sur l’Afrique, le MM aspire à soutenir tous les pays en développement Parties à la Convention par la promotion du partage d’expériences et les leçons apprises, y compris par une coopération Sud – Sud, vu l’importance et le potentiel de renouvellement de ces expériences et les résultats d’autres processus de développement internationaux et d’autres conventions.