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Le programme de genre : l’autonomisation des femmes afin d’investir dans la GDT


Dans les zones rurales, spécialement dans les pays en développement, les femmes sont les principales gestionnaires des ressources ménagères essentielles, comme l’eau, le carburant pour la cuisine et le chauffage, et les aliments pour le bétail. Les femmes ne dépendent pas uniquement du milieu ambiant pour leurs moyens de subsistance, mais elles représentent aujourd’hui plus de la moitié de la main-d’œuvre agricole de la planète. Leur contribution croissante au revenu du ménage est donc de plus en plus décisive à la survie de la famille.

Avec leurs connaissances inestimables des ressources naturelles, il est clair que les femmes jouent un rôle essentiel dans la gestion de l’environnement et dans la mise en œuvre de la CNULCD. Elles sont parfaitement à même de gérer les ressources naturelles lorsqu’elles sont munies des outils appropriés. Cependant, un manque d’autonomisation peut les rendre extrêmement vulnérables face à la dégradation de l’écosystème. 

Le MM a élaboré le Programme de Genre (PG) pour améliorer son incidence au niveau du pays par un renforcement de l’engagement des acteurs marginalisés, en particulier les femmes pauvres du milieu rural, et par une liaison avec des secteurs qui n’ont pas été traditionnellement impliqués dans la mise en œuvre de la CNULCD, mais qui disposent d’un potentiel significatif en vue de l’accroissement des flux d’investissements dans la lutte contre la désertification et la promotion d’une gestion durable des terres (GDT). Le PG a été conçu pour accroître la visibilité des liens entre la durabilité environnementale et l’égalité entre les hommes et les femmes, et favoriser l’intégration des politiques en matière d’environnement dans d’autres politiques sectorielles comme l’éducation, l’eau et l’énergie. Considérer la GDT du point de vue d’une perspective de genre, s’agissant là d’une question transversale, tisse des liens avec d’autres questions d’environnement, y compris le changement climatique et la biodiversité.

Le PG travaille à différents niveaux pour soutenir l’augmentation des ressources en faveur de la GDT. Il appuie entre autres les réseaux de femmes du Sud, par la création de liaisons entre ces réseaux, de sorte qu’elles puissent partager des pratiques durables dans le domaine de l'environnement et se soutenir entre elles. La Tchém’sou Coalition en est un exemple : un réseau virtuel, flexible et proactif pour l’échange d’informations et d’expériences entre les différentes parties prenantes impliquées dans la lutte contre la désertification dans les pays de la zone saharienne et de l’Afrique francophone. Le programme crée également des plates-formes afin de permettre aux femmes d’échanger leurs expériences sur les outils et les mécanismes de mobilisation des ressources, tout en s’efforçant de jeter des ponts entre les femmes du Nord et du Sud susceptibles de renforcer les capacités des femmes à investir dans la GDT.

Enfin, l’objectif du PG vise à soutenir l’augmentation des ressources en faveur de la GDT pour maximaliser l’efficacité et l’impact des interventions qui traitent de la dégradation des écosystèmes et de ses effets. Une approche holistique, qui tient compte du rôle important joué par les femmes en milieu rural, est cruciale s’agissant d’atteindre cet objectif.

Pour de plus amples informations

Mme Ines Chaâlala
Responsable adjoint des programmes
Afrique du Nord et Coopération Sud - Sud
Tél. +39 06 5459 2548
i.chaalala (at) global-mechanism.org
 
 
 


 

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